4 mars, 2020

Dirigeant d’association sportive et fédération : Le mariage forcé

Être dirigeant d’association sportive est parfois une vocation plus surement un sacerdoce. Son rôle est d’aider ses membres à vivre une passion : le sport. Tous les sports ! En France, plus de 300 000 associations sportives existent et permettent à tous de s’adonner à des moments de convivialité, de prendre soin de soi et de partager une même passion. Parmi elles, la moitié sont affiliées à une fédération qui organise et coordonne la pratique sportive entre les associations sur tout le territoire. Sans fédération, pas de compétition possible, ni de championnat. La relation actuelle entre association et fédération est au cœur des préoccupations de nombreux sportifs amateurs et en particulier des dirigeants d’associations. Il est difficile aujourd’hui pour une association de répondre à un certain nombre d’obligations vis-à-vis de sa fédération : des obligations administratives, budgétaires, organisationnelles, parfois très contraignantes. En tant que dirigeant d’association en 2020, quelle valeur ajoutée sa fédération lui apporte-t-elle ? Nous avons voulu poser un éclairage sur cette union, parfois forcée, entre les associations sportives et leurs fédérations, qui est la réalité du sport amateur.

La mutation du sport amateur

Le sport amateur est à un carrefour vital. Le constat est fait que nombre d’associations et de sportifs amateurs se sentent aujourd’hui délaissés. Leurs contraintes des dirigeants d’associations sportives sont multiples :

  • Trouver des bénévoles,
  • Trouver des moyens de financement, car les subventions d’état sont en baisse,
  • Faire reconnaître leurs actions auprès d’une fédération,
  • Répondre aux attentes de leurs licenciés,
  • Respecter les réglementations imposées par les fédérations.

En décalage total avec la croissance du sport professionnel et son développement à grande vitesse, le sport amateur est aujourd’hui en rupture. Les associations sont face à une situation paradoxale car elles doivent accueillir de plus en plus de sportifs. En effet, le nombre de pratiquants en France est en constante progression, près d’un français sur deux de plus de 15 ans déclare faire du sport au moins une fois par semaine. Mais plus il y a de sportifs, moins il y a de financements pour les associations. Les subventions ont été revus à la baisse pour l’ensemble du sport français, 30 millions d’euros d’économie ont été faites par l’Etat entre 2018 et 2019. Certaines petites associations qui vivent de ces perfusions, sont à la veille de voir leurs financements tout simplement disparaître, les municipalités sont souvent exsangues… Il est clair qu’être dirigeant d’association est lutte sans fin pour continuer à exister et à faire vivre sa structure.

« Ce n’est pas le rôle de l’Etat de financer durablement les clubs », déclara Laura Flessel, ex-ministre des sports mi-2018.

L’Etat donc, n’a plus vocation à financer les clubs. Pourtant il les encadre, organise et légifère le sport français et le sport amateur en particulier. Cela passe par les fédérations. D’où ce carrefour vital auquel est confronté le sport amateur ! On peut se demander avec inquiétude de quoi sera fait la relation entre l’Etat, les collectivités et les sportifs dans le futur proche.

Quelle relation entre dirigeant d’association et fédération ?

Nombre de dirigeants ont fait le même constat que nous car c’est leur quotidien, ils le subissent. Ce manque de moyens, doublé d’une crise du bénévolat, est trop lourde pour certains, ne leur permettant plus d’exister et de faire vivre leur passion, leur club et leur communauté. Vers qui se tournent alors ces dirigeants, si ce n’est leur fédération ? On estime à 60% le nombre d’associations affiliées à une fédération. Le rôle est aujourd’hui encore primordial pour les associations sportives. Le rôle des fédérations est d’encadrer une pratique sportive et de fixer les règles de cette pratique. A l’origine, les sportifs des différents clubs ont souhaité organiser des rencontres avec d’autres clubs. Pour organiser des championnats, il fallait jouer selon des règles communes. C’est la raison pour laquelle tant d’associations sont affiliées à une fédération. Si une asso souhaite participer à un championnat et se confronter à d’autres dans sa discipline, il est indispensable de s’affilier. Mais le rôle des fédérations ne s’arrête pas là. Leurs missions sont multiples car elles ont vocation également à :

  • Mettre en relation les associations d’une même discipline,
  • Leur permettre d’échanger sur leurs expériences, leurs savoir-faire et leurs équipements,
  • Assurer un rôle de lobbying pour promouvoir une pratique sportive,
  • Trouver des partenariats,
  • Aider les associations sur leur aspect juridique.

Pour un dirigeant d’association, il est évident que s’affilier à une fédération lui donne des chances supplémentaires de faire exister son association. Sur le volet financier, la fédération est également une aide. Elle est un outil de promotion de sa discipline et, indirectement, de son association. Elle lui offre plus de visibilité et donc plus d’attrait pour un partenaire potentiel d’investir dans son club, sa communauté. L’organisation d’événements sportifs, régionaux et nationaux, incombe aux fédérations. La fédération est un partenaire à part entière dans le développement d’une association. Mais peut-on réellement parler d’un vrai partenariat ?

Les contraintes de la fédération

Si pour des dirigeants, se rapprocher de sa fédération pour aider à survivre et à faire perdurer son association apparaît comme une solution, exister au sein de sa fédération exige de respecter nombre d’obligations. Le plus souvent contraignantes et, parfois, difficilement surmontables. En effet, être affilié à une fédération, c’est respecter un cahier des charges strict autour de réglementations imposées telles que :

  • La gestion des infrastructures,
  • La définition du prix des licences,
  • Assurer la couverture médicale de ses licenciés,
  • Gérer la sécurité des licenciés et des personnels de la fédération dans le cadre d’événements sportifs,
  • Et bien d’autres…

Par exemple, vous êtes dirigeant d’un club de rugby amateur. Vous devez faire face à une baisse des subventions, tout en devant assumer les mêmes dépenses courantes. Vous devez indemniser vos éducateurs, payer les charges courantes, assurer les frais quotidiens, les factures d’eau, d’électricité pour que vos joueurs se douchent et retrouvent leurs affaires, trouver un transporteur pour votre prochain déplacement, en prévoyant de la nourriture, toute la logistique. En tant que petite structure, vos rentrées d’argent se résument à la billetterie pour vos matchs et aux quelques ventes de boissons et nourriture. Mais que vous ayez 0 ou 1000 personnes qui viennent à vos matchs, vous devrez dans tous les cas continuer de payer, auprès de votre fédération cette fois-ci ! Que ce soit la mise aux normes de votre terrain, le renouvellement de licences, le transport des officiels de match, le carton rouge que votre joueur a pris durant le match… Tout cela se rajoute à vos dépenses obligatoires.


Nous sommes en droit de nous demander, comment les petites associations survivent face à autant de charges pour si peu de recettes en comparaison ? Toutes ces contraintes imposées par les fédérations sont vécues par nombre de dirigeants comme des motifs supplémentaires de découragement, de manque de reconnaissance et de mal-être. Le décalage entre le vécu de ces dirigeants sur le terrain et leurs fédérations est parfois total, rendant cette union déséquilibrée et sans solution.

Innover pour exister

Quand les collectivités et services publics se retirent des territoires, les associations ne restent pas les bras croisés, ils inventent, innovent, cherchent et trouvent les moyens de vivre. Nous sommes incroyablement surpris par cette vague d’actions, cette force et cette espérance. Trouver des partenaires, de nouveaux modes de financement est la clé pour les associations. La force du sport est d’unir, de fédérer, autour d’une histoire, d’une passion. 1896 le sport apporte des solutions pour que les associations puissent eux aussi trouver des partenaires, des sponsors, se financer et lancer des projets. Notre vocation est de permettre à tout dirigeant de faire vivre sa communauté, d’assurer des dépenses courantes, de lui permettre de rester dans le giron de sa fédération et de proposer plus à ses licenciés et ses supporters. L’essentiel reste l’innovation. Alors n’attendez plus ! Innovez pour exister, rassemblez vos idées et projets et trouvez les moyens de vous en sortir ensemble. C’est à vous d’apporter une valeur ajoutée et une plus-value. Et nous sommes là pour vous accompagner dans la concrétisation vos projets.

En résumé

La relation entre dirigeant d’association et fédération est complexe. Elle est indispensable pour l’un et la raison de vivre de l’autre. Sans association, pas de fédération. Mais sans fédération, pas de compétition, qui est la base du sport. Face aux baisses de recette des associations, les instances existantes manquent de réponses et sont parfois elles-mêmes responsables de la fragilité ou de la disparition d’associations. La réponse apportée par ceux qui vivent le sport au quotidien : l’innovation, l’esprit de sauvegarde et d’entraide et l’entretien de la passion. La réponse de 1896 : vous aider à générer de nouveaux revenus. Soutenir et encourager tout le sport amateur pour que les passions vivent et se pérennisent.   Faites connaitre cet article, partagez le !

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