24 juin, 2020

L’enjeu du sport amateur : sortir de la crise

Avec la crise sanitaire du Covid-19, le sport amateur subit sa période la plus difficile depuis la seconde guerre mondiale. Restrictions, interdictions de se rassembler, arrêt des compétitions, toutes les saisons et compétitions sportives se sont brusquement arrêtées.

Aujourd’hui, l’enjeu pour les clubs, associations sportives et sportifs indépendants est clair : assurer leurs survies et préparer la sortie de crise pour la reprise du sport. De nombreuses inconnues persistent. L’avenir est incertain, que ce soit au niveau des subventions d’état, du renouvellement des partenariats et du soutien des licenciés pour préparer la prochaine saison.

Au plus fort de la crise, la peur s’est emparée des clubs et sportifs. Beaucoup de structures avaient déjà des difficultés à survivre et à continuer d’exister en période normale. Avec cette crise sanitaire, et maintenant économique, l’incertitude est encore plus forte. Mais aujourd’hui, tous les acteurs du sport se mobilisent. L’heure est au bilan, pour évaluer les conséquences et trouver les bonnes solutions.

Comment sortir de la crise ? Quelles solutions sont disponibles pour les clubs et sportifs indépendants ?

 

SOMMAIRE

 

Comment le sport amateur a vécu la crise ?

Avant de s’attarder sur les solutions pour les clubs ou sportifs, quel bilan pour le sport amateur ?

Sport amateur et vie sociale

Être licencié de club est une activité essentielle pour celles et ceux qui la pratiquent. Les raisons de pratiquer sont multiples :

  • Pratiquer son activité favorite,
  • Satisfaire son goût de la compétition,
  • Prendre soin de sa santé,
  • Créer du lien social,
  • Partager une passion commune.

Être licencié de club, c’est organiser sa vie personnelle autour du club, des échéances sportives et des évènements organisés par le club. Cette vie sociale a été brusquement arrêtée par la crise et a été difficile à avaler pour les licenciés.

« Avec 86% des suffrages, le sport en club arrive largement en tête des activités de loisirs dont les répondants ont le plus manqué pendant la période de confinement. », nous informe la Centrale Du Sport, avec son enquête « Agir pour le Sport Amateur ». Ce résultat démontre à quel point la place du sport et appartenir à un club, une association sportive est essentielle pour les licenciés.

Au niveau de la santé, qui est l’une des motivations principales de pratique du sport, l’impact est également fort pour les licenciés.

« Près de 4 licenciés sportifs sur 5, pensent que leur niveau global d’activité physique serait massivement impacté par l’absence de pratique sportive en club. Et pour 71% des licenciés, l’absence de pratique sportive en club aurait un impact négatif sur leurs relations sociales. » dixit la Centrale du Sport.

En résumé, les licenciés ont mal vécu cette crise. Sur le plan physique et émotionnel, tous ont subi l’arrêt du sport. Cela met en avant l’importance du sport et de la pratique du sport pour beaucoup de français.

L’impact économique sur le sport amateur

Cet impact est le plus significatif pour les clubs. Générer des recettes est l’une des seules possibilités pour un club de vivre. Sans sport, pas d’événements et donc pas de recettes pour les clubs.

« L’impact économique ne se limite pas à l’annulation de manifestations conviviales. Les ventes de produits alimentaires et de boissons en marge des rencontres constituent une poste de recettes important, estimé à plus de 200€ par semaine en moyenne par les clubs. Sur la période de confinement, ces pertes sont estimées à 3000€ en moyenne par club. »

« Cela représente au total 6800€ de perte moyenne de trésorerie pour les clubs amateurs » nous informe la Centrale du Sport, dans son communiqué de presse rédigé par Grinta et Sport et Citoyenneté.

Pour les clubs en difficulté financière avant la crise, la perte totale de recettes a un impact très fort et met en péril la survie de certains.

Même constat pour les sportifs indépendants, qui génèrent des revenus en participant à des compétitions qui ont été annulées par la crise. Sachant qu’ils financent en partie eux-mêmes leurs préparations, leurs matériels, il sera difficile pour certains de reprendre les compétitions par manque de moyens sans solutions alternatives.

L’impact économique pour les partenaires

« Les partenariats privés hors billetterie peuvent peser jusqu’à 40% des recettes des clubs. », nous dit Le Figaro, dans un article rédigé par Guillaume Mollaret.

Ces partenariats privés, dans le sport amateur, ce sont des entreprises locales. En majorité des centres commerciaux, bars restaurants ou artisans du secteur.

Leur poids économique est énorme. Mais cette crise a eu pour eux aussi des conséquences. Aujourd’hui encore, certains secteurs d’activités ne sont pas autorisés à travailler. Ils doivent dès maintenant s’interroger sur leur capacité à sponsoriser un club ou un sportif pour la prochaine saison.

Il est évident qu’une réduction des partenariats privés est à prévoir pour les acteurs du sport amateur. Ils doivent anticiper, prévoir de perdre le soutien de partenaires existants.

L’enjeu va être de créer et renforcer leur attractivité auprès de partenaires qui sont encore plus en droit d’attendre un retour sur leurs investissements.

 

Comment gérer la sortie de crise ?

Les actions publiques

L’Etat se mobilise pour aider les structures en difficulté.

Le ministère des Sports, la Fondation du Sport Français, le Comité National Olympique et Sportif Français, le Comité Paralympique et Sportif Français, l’Agence Nationale du sport et les associations représentant les collectivités locales lancent « Soutiens ton club ».

« Le principe de l’opération est simple : créer un fonds de solidarité national sur la plateforme soutienstonclub.fr au bénéfice de tous les clubs fédérés et l’approvisionner en lançant un appel aux dons fléchés auprès de leurs adhérents et soutiens, entreprises ou particuliers. » résume le site Olbia conseils (olbia-conseil.com)

« Notre pays compte 360 000 associations sportives qui accueillent plus de 16 millions de licenciés. Ce réseau est la richesse du sport français. Dans cette crise sans précédent, le Gouvernement a veillé à ouvrir tous ses dispositifs de soutien aux associations (chômage partiel, fonds de solidarité, report ou exonération de charges, etc…) et le ministère des Sports travaille avec tous les acteurs du sport à un plan de relance. » nous dit Roxana Maracineanu, ministre des sports.

L’idée est de lever des dons pour les structures du sport amateur dans le besoin. De plus, 10% des dons seront déduits pour constituer un fonds de solidarité.

Cette initiative publique est une première, l’Etat souhaite répondre fortement à la crise et veut mobiliser autour de ses instances en faveur du sport amateur.

Les actions privées

L’étude sur « Les Marques et le Sponsoring sportif en France VS la crise du COVID-19 », menée par le cabinet XIX Sports Consulting, nous éclaire sur les actions menées par les entreprises partenaires du sport.

70 annonceurs ont répondu OUI à la question : « Avez-vous continué d’activer vos partenariats pendant la période de confinement ? » Concrètement, les entreprises ne sont pas restées inactives pendant la crise. Bien au contraire !

Elles sont nombreuses à avoir anticipé la sortie de crise et repensé leurs investissements en partenariats. Elles sont même 52% à maintenir leur budget initial de début de saison.

Au niveau des clubs, beaucoup militent pour que ces entreprises, qui anticipent la reprise du sport, bénéficient de réductions d’impôts quand elles sponsorisent des clubs ou sportifs.

« Nous sommes dans une économie fragile qui fait rayonner les territoires. Nos sponsors privés sont des entreprises locales qui ont souffert du confinement. Elles doivent être encouragées, au moins temporairement, à maintenir leur soutien à nos clubs. Estime David Tebib, président de l’Union des clubs professionnels de handball et de l’Usam Nîmes », nous rapporte le Figaro.

Cette action, si elle aboutit, doit permettre aux entreprises de ne pas freiner leurs investissements et de réduire les pertes pour les clubs et sportifs.

 

Quelles solutions/actions complémentaires pour le sport amateur ?

Les solutions en interne

Au sein des clubs, associations sportives, des solutions existent déjà !

Commencez par communiquer. Vos soutiens ont besoin de messages teintés de sourire, d’espoir et de solidarité car si vous attendez avec impatience la fin de la crise et pouvoir bientôt fêter le retour de la vie, le retour des compétitions, ils l’attendent tout autant !

Demandez à vos licenciés de jouer le jeu et de parler de leur quotidien. Instaurez des petits challenges à faire tourner entre vos joueurs et vos supporters.

Même conseil pour vous, les sportifs indépendants ! Les compétitions sont à l’arrêt ? Montrez à vos fans que le sport ne s’arrête pas pour autant. Parlez de vous, de vos ambitions pour la saison prochaine et insufflez de la motivation et de l’envie aux autres.

Exemple : la chaine YouTube de William Lainé, coach rameur pro, est passée de 2000 à plus de 8000 abonnés entre le 15 mars et le 20 mai 2020. Son offre a simplement comblé un vide.

Ensuite, n’hésitez pas à développer le bénévolat.

« 90% des licenciés se disent prêts à renforcer leur engagement bénévole dès la rentrée sportive à venir, pour épauler leur club dans le processus de sortie de crise. » nous informe la Centrale du Sport et leur enquête « Agir pour le Sport Amateur ».

Enfin, pensez à vos partenaires !

La relation sportif-partenaire est avant tout une relation humaine, sociale. Cette relation ne doit pas subir mais doit se renforcer, gagner en solidarité.

Alors pensez à vos partenaires, faites front commun avec eux et projetez-vous ensemble sur le futur et sur la reprise du sport, sur tous ces moments forts qui contribuent à générer et à véhiculer les passions.

Réfléchissez ensemble à comment entamer une future saison sous les meilleurs auspices et comment arriver à maintenir votre relation ou en définir une nouvelle.

Les solutions en externe

Sporsora, organisation qui participe à la réflexion autour du développement de l’économie du sport a ciblé une liste de solutions et d’actions à mener telles que :

  • Inciter les partenaires à poursuivre leurs investissements dans le sport,
  • Appliquer le principe de défiscalisation des dons aux adhésions des associations sportives,
  • Encourager la transition numérique des associations sportives,
  • Inciter les entreprises à opérer des actions de mécénat.

Toutes ces propositions sont aujourd’hui en réflexion pour repenser le modèle économique du sport amateur en France.

Aujourd’hui, plus que jamais, vos partenaires sont en droit d’attendre de la considération et un retour sur investissement. Quelle valeur ajoutée pour eux de participer à votre survie ou à votre développement ?

 

La solution 1896

Aujourd’hui, vous avez d’autant plus besoin de trouver des solutions pour préparer cette nouvelle saison.

A tous, acteurs du sport amateur en France, nous vous apportons une réponse.

Notre objectif est simple : Aider le monde sportif amateur à générer de nouveaux revenus. Tous ceux qui ont une passion qui leur coûtent cher, doivent pouvoir avec nous trouver les moyens de se financer.

Nos missions sont claires :

  • Vous proposer des contenus à forte valeur ajoutée, à vendre à des partenaires ou sponsors afin de générer de nouveaux revenus,
  • Vous apporter nos outils et arguments commerciaux pour réaliser ces ventes vous-même,
  • Vous permettre une relation soutenue avec vos partenaires tout au long de l’année leur offrant un réel retour sur investissement,
  • Vous permettre de vous différencier et de crédibiliser votre association, ses dirigeants et bénévoles auprès de votre environnement local.

Nous sommes au service du sport amateur.

Inscrivez-vous à nos webinaires gratuits pour une présentation de nos offres ! 

 

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